Actualité Cinéma

Humpday | lundi 19 octobre 2009

Film de Lynn Shelton Avec Mark Duplass et Jashua Leoners.

Film hilarant, avec un regard suptil sur un sujet bien d’époque. On se veut de plus en plus ouvert d’esprit, libre,... Alors où est-ce que ça coince ? Quels sont les poids de "l’Archétype mâle" que l’homme n’arrive pas à dépasser, malgré lui ?

Un jeu d’acteur juste et magnifique et une façon de filmer tellement touchante.

K’K

Slumdog millionaire | jeudi 20 août 2009

coup de coeur 2008 | samedi 27 décembre 2008

Coups de coeur 2008 :

- LEMON TREE d’ Eran Riklis - avec Hiam abbass
- THE BUBBLE d’ Eytan Fox - avec Ohad Knoller et Alon Friedman

Ousmane sembène | jeudi 13 septembre 2007

On a aimé

La vie et l’œuvre de Sembène Ousmane

Sembène Ousmane, disparu ce 9 juin 2007, pourrait se prévaloir d’avoir créé le cinéma de fiction en Afrique sub-saharienne. Et son titre de "Père du cinéma africain" n’est que justice. Mais ce n’est pas cette antériorité qui lui vaut amour, respect et attachement de tant d’amateurs d’art. C’est tout simplement que Sembène Ousmane a été un grand écrivain, un grand réalisateur de cinéma et un producteur astucieux. Et surtout qu’il a compris que le cinéma était un outil de développement culturel mais aussi, et bien avant beaucoup d’autres, un moteur de développement économique.

Ce cinéaste avait presque quarante ans quand il a approché l’art qui allait le révéler au monde. En 1960, alors qu’il avait déjà 37 ans, il alla à Institut Gorki de Moscou. Six ans plus tard, son premier vrai film de fiction "la Noire de…" qui restera dans l’histoire comme le premier film jamais réalisé par un Africain, gagne le Prix Jan Vigo au Festival du Film de Cannes. C’était le premier d’une longue suite de distinctions. En fait, Sembène Ousmane avait réalisé précédemment trois films passés relativement inaperçus. "La Noire de.. ." est l’histoire de Diouna qui quitta son pays le Sénégal pour devenir bonne en France. Il s’en est suivi son suicide et, par un jeu de conscience et de prise de conscience, le départ de ses employeurs vers Dakar pour raconter l’inénarrable à ses proches. Déjà là, Sembène Ousmane avait su montrer de la mesure et de la sagesse, lui, militant de la cause noire, a vite bien intégré que la seule façon de l’être vraiment dans son art était de montrer compassion pour toutes les souffrances de toute personne humaine et de ne pas faire rimer militantisme et fanatisme. Et surtout de ne pas faire de ses œuvres des pancartes mais des tranches de vie humaine. Rien que cela, mais cela.

Dans les années 70, son honnêteté, comme il en a fait preuve avec Ceddo (1977) qui fustigea les vendeurs d’esclaves africains, lui vaudra quelques ennuis personnels et l’interdiction du film dans son propre pays. Au cours de sa carrière de cinéaste, Sembène Ousmane aura réalisé près d’une quinzaine de films dont les plus connus resteront "La Noire de…" , Ceddo, Xala, 1974 et Faat-Kiné, 1999. Son dernier opus "Mooladé" était sorti en 2004.

Certains de ces films ont été adaptés de ses romans, comme "La Noire de… ", "Xala", "Taaw". Sa carrière de romancier avait commencé près d’une dizaine d’année plus tôt que celle de cinéaste. "Le docker noir", son premier livre était sorti en 1956. Ousmane avait 33 ans.

Avant, il avait vivoté dans sa Casamance. Elève très moyen, il avait fréquenté l’école de Céramique de Marsassoum et a fait beaucoup de petits boulots dès l’âge de 15 ans pour compléter les maigres ressources de pêcheur de son père. Durant la IIe Guerre Mondiale, il servit, très jeune, dans les Forces Françaises Libres de 1942 jusqu’à 1944, année à laquelle il atterrit en France avec ses compagnons de fortune.

Artiste réputé et même vénéré, il ne s’est jamais départi de sa disponibilité et de son écoute envers tous ceux qui l’avaient approché ou sollicité à titre personnel ou pour une cause juste. Un grand artiste. Et plus : un grand homme ! Hegel GOUTIER